Mon blog change d'adresse, je préfère wordpress finalement, si vous voulez continuer à me suivre, c'est la qu'il faut aller : http://mardybum.fr/nao-utopia
Ciao
jeudi 16 avril 2009
vendredi 27 mars 2009
Le Surhumain
Aujourd'hui, une citation, une magnifique citation, que j'ai lue hier soir et dont je pense faire un article, même si cela ne va pas être facile car il n'y a pas grande chose à rajouter en fait. Savourez l'intelligence qui ressort de ce texte, on se sent mieux après.
"Il y a quelque part encore des peuples et des troupeaux, mais ce n'est pas chez nous, mes frères : chez nous il y a des États.
État ? Qu'est-ce, cela ? Allons ! Ouvrez les oreilles, je vais vous parler de la mort des peuples.
L'État, c'est le plus froid de tous les monstres froids : il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : "Moi, l'État, je suis le Peuple."
C'est un mensonge ! Ils étaient des créateurs, ceux qui créèrent les peuples et qui suspendirent au-dessus des peuples une foi et un amour : ainsi ils servaient la vie.
Ce sont des destructeurs, ceux qui tendent des pièges au grand nombre et qui appellent cela un État : ils suspendent au-dessus d'eux un glaive et cent appétits.
Partout où il y a encore du peuple, il ne comprend pas l'État et il le déteste comme le mauvais œil et une dérogation aux coutumes et aux lois.
Je vous donne ce signe : chaque peuple a son langage du bien et du mal : son voisin ne le comprend pas. Il s'est inventé ce langage pour ses coutumes et ses lois.
Mais l'État ment dans toutes ses langues du bien et du mal ; et, dans tout ce qu'il dit, il ment — et tout ce qu'il a, il l'a volé.
Tout en lui est faux ; il mord avec des dents volées, le hargneux. Même ses entrailles sont falsifiées.
Une confusion des langues du bien et du mal — je vous donne ce signe, comme le signe de l'État. En vérité, c'est la volonté de la mort qu'indique ce signe, il appelle les prédicateurs de la mort !
Beaucoup trop d'hommes viennent au monde : l'État a été inventé pour ceux qui sont superflus !
Voyez donc comme il les attire, les superflus ! Comme il les enlace, comme il les mâche et les remâche.
"Il n'y a rien de plus grand que moi sur la terre : je suis le doigt ordonnateur de Dieu" — ainsi hurle le monstre. Et ce ne sont pas seulement ceux qui ont de longues oreilles et la vue basse qui tombent à genoux !
Hélas, en vous aussi, ô grandes âmes, il murmure ses sombres mensonges. Hélas, il devine les cœurs riches qui aiment à se répandre !
Certes, il vous devine, vous aussi, vainqueurs du Dieu ancien ! Le combat vous a fatigués et maintenant votre fatigue se met au service de la nouvelle idole !
Elle voudrait placer autour d'elle des héros et des hommes honorables, la nouvelle idole ! Il aime à se chauffer au soleil de la bonne conscience, — le froid monstre !
Elle veut tout vous donner, si vous l'adorez, la nouvelle idole : ainsi elle s'achète l'éclat de votre vertu et le fier regard de vos yeux.
Vous devez lui servir d'appât pour les superflus ! Oui, c'est l'invention d'un tour infernal, d'un coursier de la mort, cliquetant dans la parure des honneurs divins !
Oui, c'est l'invention d'une mort pour le grand nombre, une mort qui se vante d'être la vie, une servitude selon le cœur de tous les prédicateurs de la mort !
L'État est partout où tous absorbent des poisons, les bons et les mauvais : l'État, où tous se perdent eux-mêmes, les bons et les mauvais : l'État, où le lent suicide de tous s'appelle — "la vie".
Voyez donc ces superflus ! Ils volent les œuvres des inventeurs et les trésors des sages : ils appellent leur vol civilisation — et tout leur devient maladie et revers !
Voyez donc ces superflus ! Ils sont toujours malades, ils rendent leur bile et appellent cela des journaux. Ils se dévorent et ne peuvent pas même se digérer.
Voyez donc ces superflus ! Ils acquièrent des richesses et en deviennent plus pauvres. Ils veulent la puissance et avant tout le levier de la puissance, beaucoup d'argent, — ces impuissants !
Voyez-les grimper, ces singes agiles ! Ils grimpent les uns sur les autres et se poussent ainsi dans la boue et dans l'abîme.
Ils veulent tous s'approcher du trône : c'est leur folie, — comme si le bonheur était sur le trône ! Souvent la boue est sur le trône — et souvent aussi le trône est dans la boue.
Ils m'apparaissent tous comme des fous, des singes grimpeurs et impétueux. Leur idole sent mauvais, ce froid monstre : ils sentent tous mauvais, ces idolâtres.
Mes frères, voulez-vous donc étouffer dans l'exhalaison de leurs gueules et de leurs appétits ! Cassez plutôt les vitres et sautez dehors !
Évitez donc la mauvaise odeur ! Éloignez-vous d'idolâtrie des superflus.
Évitez donc la mauvaise odeur ! Éloignez-vous de la fumée de ces sacrifices humains !
Maintenant encore les grandes âmes trouveront devant elles l'existence libre. Il reste bien des endroits pour ceux qui sont solitaires ou à deux, des endroits où souffle l'odeur des mers silencieuses.
Une vie libre reste ouverte aux grandes âmes. En vérité, celui qui possède peu est d'autant moins possédé : bénie soit la petite pauvreté.
Là où finit l'État, là seulement commence l'homme qui n'est pas superflu : là commence le chant de la nécessité, la mélodie unique, la nulle autre pareille.
Là où finit l'État, — regardez donc, mes frères ! Ne voyez-vous pas l'arc-en-ciel et le pont du Surhumain ?
Ainsi parlait Zarathoustra."
Nietzche, Ainsi parlait Zarathoustra.
"Il y a quelque part encore des peuples et des troupeaux, mais ce n'est pas chez nous, mes frères : chez nous il y a des États.
État ? Qu'est-ce, cela ? Allons ! Ouvrez les oreilles, je vais vous parler de la mort des peuples.
L'État, c'est le plus froid de tous les monstres froids : il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : "Moi, l'État, je suis le Peuple."
C'est un mensonge ! Ils étaient des créateurs, ceux qui créèrent les peuples et qui suspendirent au-dessus des peuples une foi et un amour : ainsi ils servaient la vie.
Ce sont des destructeurs, ceux qui tendent des pièges au grand nombre et qui appellent cela un État : ils suspendent au-dessus d'eux un glaive et cent appétits.
Partout où il y a encore du peuple, il ne comprend pas l'État et il le déteste comme le mauvais œil et une dérogation aux coutumes et aux lois.
Je vous donne ce signe : chaque peuple a son langage du bien et du mal : son voisin ne le comprend pas. Il s'est inventé ce langage pour ses coutumes et ses lois.
Mais l'État ment dans toutes ses langues du bien et du mal ; et, dans tout ce qu'il dit, il ment — et tout ce qu'il a, il l'a volé.
Tout en lui est faux ; il mord avec des dents volées, le hargneux. Même ses entrailles sont falsifiées.
Une confusion des langues du bien et du mal — je vous donne ce signe, comme le signe de l'État. En vérité, c'est la volonté de la mort qu'indique ce signe, il appelle les prédicateurs de la mort !
Beaucoup trop d'hommes viennent au monde : l'État a été inventé pour ceux qui sont superflus !
Voyez donc comme il les attire, les superflus ! Comme il les enlace, comme il les mâche et les remâche.
"Il n'y a rien de plus grand que moi sur la terre : je suis le doigt ordonnateur de Dieu" — ainsi hurle le monstre. Et ce ne sont pas seulement ceux qui ont de longues oreilles et la vue basse qui tombent à genoux !
Hélas, en vous aussi, ô grandes âmes, il murmure ses sombres mensonges. Hélas, il devine les cœurs riches qui aiment à se répandre !
Certes, il vous devine, vous aussi, vainqueurs du Dieu ancien ! Le combat vous a fatigués et maintenant votre fatigue se met au service de la nouvelle idole !
Elle voudrait placer autour d'elle des héros et des hommes honorables, la nouvelle idole ! Il aime à se chauffer au soleil de la bonne conscience, — le froid monstre !
Elle veut tout vous donner, si vous l'adorez, la nouvelle idole : ainsi elle s'achète l'éclat de votre vertu et le fier regard de vos yeux.
Vous devez lui servir d'appât pour les superflus ! Oui, c'est l'invention d'un tour infernal, d'un coursier de la mort, cliquetant dans la parure des honneurs divins !
Oui, c'est l'invention d'une mort pour le grand nombre, une mort qui se vante d'être la vie, une servitude selon le cœur de tous les prédicateurs de la mort !
L'État est partout où tous absorbent des poisons, les bons et les mauvais : l'État, où tous se perdent eux-mêmes, les bons et les mauvais : l'État, où le lent suicide de tous s'appelle — "la vie".
Voyez donc ces superflus ! Ils volent les œuvres des inventeurs et les trésors des sages : ils appellent leur vol civilisation — et tout leur devient maladie et revers !
Voyez donc ces superflus ! Ils sont toujours malades, ils rendent leur bile et appellent cela des journaux. Ils se dévorent et ne peuvent pas même se digérer.
Voyez donc ces superflus ! Ils acquièrent des richesses et en deviennent plus pauvres. Ils veulent la puissance et avant tout le levier de la puissance, beaucoup d'argent, — ces impuissants !
Voyez-les grimper, ces singes agiles ! Ils grimpent les uns sur les autres et se poussent ainsi dans la boue et dans l'abîme.
Ils veulent tous s'approcher du trône : c'est leur folie, — comme si le bonheur était sur le trône ! Souvent la boue est sur le trône — et souvent aussi le trône est dans la boue.
Ils m'apparaissent tous comme des fous, des singes grimpeurs et impétueux. Leur idole sent mauvais, ce froid monstre : ils sentent tous mauvais, ces idolâtres.
Mes frères, voulez-vous donc étouffer dans l'exhalaison de leurs gueules et de leurs appétits ! Cassez plutôt les vitres et sautez dehors !
Évitez donc la mauvaise odeur ! Éloignez-vous d'idolâtrie des superflus.
Évitez donc la mauvaise odeur ! Éloignez-vous de la fumée de ces sacrifices humains !
Maintenant encore les grandes âmes trouveront devant elles l'existence libre. Il reste bien des endroits pour ceux qui sont solitaires ou à deux, des endroits où souffle l'odeur des mers silencieuses.
Une vie libre reste ouverte aux grandes âmes. En vérité, celui qui possède peu est d'autant moins possédé : bénie soit la petite pauvreté.
Là où finit l'État, là seulement commence l'homme qui n'est pas superflu : là commence le chant de la nécessité, la mélodie unique, la nulle autre pareille.
Là où finit l'État, — regardez donc, mes frères ! Ne voyez-vous pas l'arc-en-ciel et le pont du Surhumain ?
Ainsi parlait Zarathoustra."
Nietzche, Ainsi parlait Zarathoustra.
lundi 23 mars 2009
Les désirs.
Lui -Ma main frôle mais ne saisit rien.
Elle -A quoi bon saisir les choses, alors qu'il suffit de les contempler ?
Lui -J'aimerais les posséder. Je veux les connaître et les maîtriser jusque dans leur essence.
Elle -Leur essence ? Tu n'es qu'un homme. Ravale ta fierté, ravale ton arrogance, ravale ta nature humaine. Vous voudriez tout contrôler, tout comprendre, mais regardez ne serait ce qu'une fois comme votre existence est misérable. Contrôlez vous vous même avant de vouloir appréhender le reste. Si tu fais cela, tu comprendras ensuite que la contemplation est suffisante et tu seras heureux car tu ne désireras plus que ce que tu peux avoir. Cette soif, ce besoin qui te détruis et te remplit d'illusions aura enfin disparu.
Lui -Tu as peut être raison pour toi, cependant je ne conçois pas la vie dans le détachement, tu rates tellement de choses... Pour moi l'existence est conduite par les désirs, cela me donne un but. J'ai radicalement besoin de désirer pour me sentir exister.
Elle -Certes, je te donnais simplement mon point de vue la dessus, je ne pense pas avoir raison, mais essaye toutefois de réfléchir un tant soit peu à ce que je viens de te dire. Regarde ce que les désirs ont faire aux hommes depuis qu'ils existent.
Lui -C'est la nature humaine comme tu l'a dit tout à l'heure, tout le monde n'est pas comme toi, il y aura toujours des guerres, des gens malheureux, l'homme désire, cela fait partie de son essence. Tu as beau réussir, toi, à échapper à cela, tu ne pourras jamais changer l'homme, le monde est ainsi fait, accepte le. Et surtout, évite de te considérer comme au dessus des autres parce que tu es capable d'éviter les dangers du désir dans la contemplation, tu as fais ce choix, tout le monde n'est pas forcé de le faire. Si je ne désirais pas saisir les choses dans leur essence, je n'aurai pas de raison de vivre.
Elle -A quoi bon saisir les choses, alors qu'il suffit de les contempler ?
Lui -J'aimerais les posséder. Je veux les connaître et les maîtriser jusque dans leur essence.
Elle -Leur essence ? Tu n'es qu'un homme. Ravale ta fierté, ravale ton arrogance, ravale ta nature humaine. Vous voudriez tout contrôler, tout comprendre, mais regardez ne serait ce qu'une fois comme votre existence est misérable. Contrôlez vous vous même avant de vouloir appréhender le reste. Si tu fais cela, tu comprendras ensuite que la contemplation est suffisante et tu seras heureux car tu ne désireras plus que ce que tu peux avoir. Cette soif, ce besoin qui te détruis et te remplit d'illusions aura enfin disparu.
Lui -Tu as peut être raison pour toi, cependant je ne conçois pas la vie dans le détachement, tu rates tellement de choses... Pour moi l'existence est conduite par les désirs, cela me donne un but. J'ai radicalement besoin de désirer pour me sentir exister.
Elle -Certes, je te donnais simplement mon point de vue la dessus, je ne pense pas avoir raison, mais essaye toutefois de réfléchir un tant soit peu à ce que je viens de te dire. Regarde ce que les désirs ont faire aux hommes depuis qu'ils existent.
Lui -C'est la nature humaine comme tu l'a dit tout à l'heure, tout le monde n'est pas comme toi, il y aura toujours des guerres, des gens malheureux, l'homme désire, cela fait partie de son essence. Tu as beau réussir, toi, à échapper à cela, tu ne pourras jamais changer l'homme, le monde est ainsi fait, accepte le. Et surtout, évite de te considérer comme au dessus des autres parce que tu es capable d'éviter les dangers du désir dans la contemplation, tu as fais ce choix, tout le monde n'est pas forcé de le faire. Si je ne désirais pas saisir les choses dans leur essence, je n'aurai pas de raison de vivre.
samedi 21 mars 2009
Vérité ?
Les croyances sont une perversion de l'âme dont l'homme fait usage pour se rassurer quant à sa misérable condition d'être humain. Ainsi, tel l'enfant qui a une confiance et une croyance aveugle en ses parents, en son instituteur, en ses amis, bref en ses références, en ce qu'il connaît ou croît connaître; l'homme adulte donne exactement ce même type de confiance éperdue en une prétendue sacro-sainte vérité qu'il choisit dans le large panel qui lui est proposé, que ce soit la religion, les sciences ou la science, l'homme, le sexe, l'amour, l'espoir, la philosophie, l'Etat ou même encore l'art.
De même, l'homme pense pouvoir acquérir un quelconque savoir, une quelconque connaissance du monde et des choses, alors que la base même de ce savoir est fondé sur ce qui pourrait être la définition de l'instabilité : le langage, les mots.
Comment, à partir de cela, peut on croire, adhérer, à une quelconque chose, si l'on veut être réellement dans ce que nous appelons vérité. L'homme a eu la lâcheté de choisir la voie de la facilité, c'est à dire de la croyance dans les soi disante vérité qui ressortent de son questionnement sur le monde qui l'entoure, sur sa condition, et sur ce qu'il convient de faire afin de mener sa vie d'une «bonne» manière. Pourquoi ? Je pense qu'on peut facilement expliquer cette lâcheté par le fait que l'homme a ce besoin naturel de se rassurer quant au non-sens qu'a la vie de prime abord, il choisit donc d'établir des vérités -des dogmes en fait- qui ont pour but de détruire cette angoisse à laquelle tout esprit est confronté. Il est en effet bien plus facile de se noyer dans un océan de vérité que de faire face au néant de l'existence.
C'est pourtant seulement lorsque l'on est dénudé de toute croyance -c'est à dire lorsqu'on est devenu ce que Nieztsche appelait un «esprit libre»- que l'on peut prétendre être en quête de la vérité -c'est à dire être philosophe. On ne peut donc prétendre être philosophe seulement lorsque l'on a admis que notre but, la vérité, n'existe probablement pas.
De même, l'homme pense pouvoir acquérir un quelconque savoir, une quelconque connaissance du monde et des choses, alors que la base même de ce savoir est fondé sur ce qui pourrait être la définition de l'instabilité : le langage, les mots.
Comment, à partir de cela, peut on croire, adhérer, à une quelconque chose, si l'on veut être réellement dans ce que nous appelons vérité. L'homme a eu la lâcheté de choisir la voie de la facilité, c'est à dire de la croyance dans les soi disante vérité qui ressortent de son questionnement sur le monde qui l'entoure, sur sa condition, et sur ce qu'il convient de faire afin de mener sa vie d'une «bonne» manière. Pourquoi ? Je pense qu'on peut facilement expliquer cette lâcheté par le fait que l'homme a ce besoin naturel de se rassurer quant au non-sens qu'a la vie de prime abord, il choisit donc d'établir des vérités -des dogmes en fait- qui ont pour but de détruire cette angoisse à laquelle tout esprit est confronté. Il est en effet bien plus facile de se noyer dans un océan de vérité que de faire face au néant de l'existence.
C'est pourtant seulement lorsque l'on est dénudé de toute croyance -c'est à dire lorsqu'on est devenu ce que Nieztsche appelait un «esprit libre»- que l'on peut prétendre être en quête de la vérité -c'est à dire être philosophe. On ne peut donc prétendre être philosophe seulement lorsque l'on a admis que notre but, la vérité, n'existe probablement pas.
vendredi 20 mars 2009
Les chaînes
Lui- Je suis perdu.
Elle- Je peux surement t'aider, ou vas tu ?
Lui- Tu ne peux rien.
Elle- Je suis persuadée du contraire.
Lui- Tu ne peux rien car je ne vais nul part, c'est la raison pour laquelle je suis perdu.
Elle- C'est pourtant la plus belle des destinations...
Lui- Tu crois ça ? J'ai pourtant l'impression d'être englué dans l'angoisse. Je suis pris au piège dans les chaînes de la liberté, elle m'empêche d'avancer, je suis perdu car je n'ai pas de but. La liberté n'est au bout du compte qu'un leurre, ce n'est qu'un concept, qu'un mot.
Elle- Mon ami c'est toi qui te leurre. Pourtant tu as tout compris...
Lui- ...Oui j'ai tout compris ! La est bien le problème...
Elle- Ce n'est pas un problème, il te faut juste accepter. C'est toi qui t'enchaînes tout seul à ton angoisse, ce n'est pas la liberté qui t'y contraint. Accepte l'absurdité et tu verras qu'aller nul part c'est quand même aller quelque part. Tu te rendras compte que la liberté définit ton existence, qu'elle n'est pas qu'un concept.
Lui- Cela me fait peur, tout est tellement aléatoire... Est il possible qu'il n'y ait vraiment aucun sens ?
Elle- Mais c'est ça la liberté, c'est la contingence. Il suffit de l'accepter il n'y a rien à comprendre.
Lui- C'est frustrant...
Elle- Non, ça l'est car tu cherches encore et toujours un but. N'oublie pas que tu n'es qu'un homme. Admet qu'il n'y a pas de vérité et tu ne seras plus perdu. Tu connaîtras alors la jouissance que procure l'errance.
Lui- Je crois que j'ai compris.
Elle- Bien, maintenant erre mon ami, erre dans les limbes de l'existence.
Elle- Je peux surement t'aider, ou vas tu ?
Lui- Tu ne peux rien.
Elle- Je suis persuadée du contraire.
Lui- Tu ne peux rien car je ne vais nul part, c'est la raison pour laquelle je suis perdu.
Elle- C'est pourtant la plus belle des destinations...
Lui- Tu crois ça ? J'ai pourtant l'impression d'être englué dans l'angoisse. Je suis pris au piège dans les chaînes de la liberté, elle m'empêche d'avancer, je suis perdu car je n'ai pas de but. La liberté n'est au bout du compte qu'un leurre, ce n'est qu'un concept, qu'un mot.
Elle- Mon ami c'est toi qui te leurre. Pourtant tu as tout compris...
Lui- ...Oui j'ai tout compris ! La est bien le problème...
Elle- Ce n'est pas un problème, il te faut juste accepter. C'est toi qui t'enchaînes tout seul à ton angoisse, ce n'est pas la liberté qui t'y contraint. Accepte l'absurdité et tu verras qu'aller nul part c'est quand même aller quelque part. Tu te rendras compte que la liberté définit ton existence, qu'elle n'est pas qu'un concept.
Lui- Cela me fait peur, tout est tellement aléatoire... Est il possible qu'il n'y ait vraiment aucun sens ?
Elle- Mais c'est ça la liberté, c'est la contingence. Il suffit de l'accepter il n'y a rien à comprendre.
Lui- C'est frustrant...
Elle- Non, ça l'est car tu cherches encore et toujours un but. N'oublie pas que tu n'es qu'un homme. Admet qu'il n'y a pas de vérité et tu ne seras plus perdu. Tu connaîtras alors la jouissance que procure l'errance.
Lui- Je crois que j'ai compris.
Elle- Bien, maintenant erre mon ami, erre dans les limbes de l'existence.
jeudi 8 janvier 2009
Humain, trop humain
Les mots ne sont que des leurres.
La vérité se situe au delà des moeurs.
La langue, n'est qu'un carcan qui nous est imposé dès notre naissance sans pour autant qu'on ai eu le choix de l'accepter comme moyen de communiquer.
Elle est pourtant le seul moyen de donner un sens à ce qu'on appelle si joliment liberté.
Cela suffit comme prétexte pour les utiliser.
Bienvenue, cher lecteur, bienvenue dans mon utopie.
-Nao-
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