lundi 23 mars 2009

Les désirs.

Lui -Ma main frôle mais ne saisit rien.

Elle -A quoi bon saisir les choses, alors qu'il suffit de les contempler ?

Lui -J'aimerais les posséder. Je veux les connaître et les maîtriser jusque dans leur essence.

Elle -Leur essence ? Tu n'es qu'un homme. Ravale ta fierté, ravale ton arrogance, ravale ta nature humaine. Vous voudriez tout contrôler, tout comprendre, mais regardez ne serait ce qu'une fois comme votre existence est misérable. Contrôlez vous vous même avant de vouloir appréhender le reste. Si tu fais cela, tu comprendras ensuite que la contemplation est suffisante et tu seras heureux car tu ne désireras plus que ce que tu peux avoir. Cette soif, ce besoin qui te détruis et te remplit d'illusions aura enfin disparu.

Lui -Tu as peut être raison pour toi, cependant je ne conçois pas la vie dans le détachement, tu rates tellement de choses... Pour moi l'existence est conduite par les désirs, cela me donne un but. J'ai radicalement besoin de désirer pour me sentir exister.

Elle -Certes, je te donnais simplement mon point de vue la dessus, je ne pense pas avoir raison, mais essaye toutefois de réfléchir un tant soit peu à ce que je viens de te dire. Regarde ce que les désirs ont faire aux hommes depuis qu'ils existent.

Lui -C'est la nature humaine comme tu l'a dit tout à l'heure, tout le monde n'est pas comme toi, il y aura toujours des guerres, des gens malheureux, l'homme désire, cela fait partie de son essence. Tu as beau réussir, toi, à échapper à cela, tu ne pourras jamais changer l'homme, le monde est ainsi fait, accepte le. Et surtout, évite de te considérer comme au dessus des autres parce que tu es capable d'éviter les dangers du désir dans la contemplation, tu as fais ce choix, tout le monde n'est pas forcé de le faire. Si je ne désirais pas saisir les choses dans leur essence, je n'aurai pas de raison de vivre.

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