Les croyances sont une perversion de l'âme dont l'homme fait usage pour se rassurer quant à sa misérable condition d'être humain. Ainsi, tel l'enfant qui a une confiance et une croyance aveugle en ses parents, en son instituteur, en ses amis, bref en ses références, en ce qu'il connaît ou croît connaître; l'homme adulte donne exactement ce même type de confiance éperdue en une prétendue sacro-sainte vérité qu'il choisit dans le large panel qui lui est proposé, que ce soit la religion, les sciences ou la science, l'homme, le sexe, l'amour, l'espoir, la philosophie, l'Etat ou même encore l'art.
De même, l'homme pense pouvoir acquérir un quelconque savoir, une quelconque connaissance du monde et des choses, alors que la base même de ce savoir est fondé sur ce qui pourrait être la définition de l'instabilité : le langage, les mots.
Comment, à partir de cela, peut on croire, adhérer, à une quelconque chose, si l'on veut être réellement dans ce que nous appelons vérité. L'homme a eu la lâcheté de choisir la voie de la facilité, c'est à dire de la croyance dans les soi disante vérité qui ressortent de son questionnement sur le monde qui l'entoure, sur sa condition, et sur ce qu'il convient de faire afin de mener sa vie d'une «bonne» manière. Pourquoi ? Je pense qu'on peut facilement expliquer cette lâcheté par le fait que l'homme a ce besoin naturel de se rassurer quant au non-sens qu'a la vie de prime abord, il choisit donc d'établir des vérités -des dogmes en fait- qui ont pour but de détruire cette angoisse à laquelle tout esprit est confronté. Il est en effet bien plus facile de se noyer dans un océan de vérité que de faire face au néant de l'existence.
C'est pourtant seulement lorsque l'on est dénudé de toute croyance -c'est à dire lorsqu'on est devenu ce que Nieztsche appelait un «esprit libre»- que l'on peut prétendre être en quête de la vérité -c'est à dire être philosophe. On ne peut donc prétendre être philosophe seulement lorsque l'on a admis que notre but, la vérité, n'existe probablement pas.
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C'est vrai ce que tu dis.
RépondreSupprimerHAHAHAHAHAHA.
OWYYYYYYYYY
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